dimanche 15 octobre 2017

Zombillénium ( filmd'animation 2017)

Hé oui, surprise!

Mon cinéma que j'aime le programmait aujourd'hui en avant première et en plus une place achetée une place offerte!
Voir en avant première un film pour 2,50€, elle est pas belle la vie mort?

Zombillénium, le film est donc l'adaptation libre de la BD du même titre, dont j'avais chroniqué le tome 1 et le tome 2. Géniale histoire qui en compte 3,et nous parle du marasme social et de la lutte des classes au travers d'un parc à thème dont les employés sont tous des monstres ou des morts-vivants.

Ce film est donc une adaptation, faite par le dessinateur Arthur de Pins lui même (autant dire que graphiquement,on est très très fidèle à la BD).
Revenons quelques années en arrière: Arthur de Pins avait collaboré et prêté sa galerie de monstres pour le clip de Nameless World de skip the Use.

 A cette occasion, j'avais trouvé que le graphisme se prêtait très bien à l'adaptation animée, et j'ai croisé les doigts pour avoir un long métrage ou une série, mettant en scène Gretchen, Francis, Sirius et leurs camarades.



Hop, le clip, le morceau est bien sympa et les détails comme le squelette de lapin suicidé ( haha, référence à Suicide Bunnies?) sont excellents.

Avec , très logiquement, Mat Bastard, chanteur noir du groupe qui personnifie Sirius, le squelette syndicaliste, militant de la cause noire américaine , mort dans les années 60 sur la chaise électrique (ce qu'il explique dans le tome 1). déjà, c'était assez sympa.

Et il s'avère que le clip était donc une sorte de test pour le film, qui sort au ciné ces jours -ci.


On reprend les mêmes (ou presque ) et on recommence. Parce que si les personnages principaux et le cadre sont à peu près les mêmes, les histories de la BD et du film diffèrent un peu.

On retrouve Francis, vampire sympathique de la vieille école - celle du Dracula de Christopher Lee-  et dirigeant du parc à thème "Zombillénium" ( situé dans la campagne du Pas-de-Calais, où la présence de ce parc à thématique fantastique déplait à certains superstitieux). Les problèmes économiques, le manque de rentabilité du parc et la lutte permanente avec la population hostile et superstitieuse est le sujet même de la BD.

Ici, on garde, le cadre "marasme économique", mais les péquenauds armés de fourches passent au second plan. Le centre du film, c'est la rivalité entre Francis, le directeur compréhensif mais vieillissant, et la jeune génération de vampires, menés billes en tête par Steven qui n'existe pas dans la BD.
Steven est arrogant, arriviste, narcissique, manipulateur et  insupportable, et désire plus que tout  imposer sa vision des choses: au fond du puis, les zombies has-been, exit " Zombillénium", place à un tout nouveau parc dédié entièrement aux vampires, et en particulier à sa gloire personnelle; et dont il serait évidemment directeur ( en plus, avec sa coupe gominée des années 50, on dirait Johnny Bravo en brun, bonjour la crédibilité!)

La lutte n'est plus tant extérieure qu'intérieure entre deux visions du monde du travail.
Entre les deux, un autre nouveau venu: Hector qui reprend à peu près le rôle du nouveau venu  dévolu à Aurélien, qui ne figure pas dans ce film.
Hector, l'inspecteur du travail borné et rigide, souhaite plus que tout faire fermer le parc, en gros pour que sa fille Lucie arrête de le tanner tous les week-ends pour y aller. Hector est veuf, et depuis la mort de sa femme passe son temps à bosser et laisse Lucie en pension toute la semaine. Il fait un travail qui ans le fond l'ennuie profondément, lui qui était  guitariste dans un groupe de rock, en ayant conscience d'être en plus un mauvais père.
Evidemment, lorsqu'il découvre la vraie nature des employés du parc, Francis le vampire se voir contraint de le mordre et de l'embaucher de force comme nouvel employé ( et comme Aurélien, mordu par un vampire et un loup garou, il ne devient, ni l'un ni l'autre).

Hector , venu pour faire fermer le parc, se voit donc obligé de se bouger les fesses pour le garder  ouvert et ne pas finir au placard en enfer: pas le choix, face aux velléités de Steven de transformer les lieux en parc mignon et pimpant pour vampires classieux qui transpirent des paillettes,(" cest ce que veut le public"), il va falloir remettre à flot l'attraction des zombies.
Alors il y a du bon et du moins bon, déjà. J'avais même un peu peur, les commentaires que j'ai vus suite aux projections test étant assez négatifs

Souvent limités d'ailleurs à " Y'a pas Aurélien, c'est nul".
Je serais plus nuancée: Il n'y a pas Aurélien, c'est dommage, mais pourquoi pas.
En revanche, il aurait été mieux de choisir pour Hector un autre type de transformation que ..exactement la même chose qu'Aurélien.quitte à se démarquer, autant le faire vraiment, sinon effectivement, autant garder le personnage de la BD, et, puisqu'il était séparé de sa femme, le doter d'un enfant, histoire d'avoir le personnage de petite fille en plus.
Don voilà, premier point, il n'y a pas Aurélien, et c'est dommage qu'Hector en soit le décalque, en moins convaincant.

Après je dirais que l'animation n'est pas toujours 100% excellente, la 3D n'est pas renversante en fait, et j'ai envie de dire que l'animation était plus aboutie sur le clip de Skip the Use.

Donc voilà les deux principaux points qui me gênent un peu. Je pourrais rajouter les voix de Sirius et Gretchen qui ne m'emballent pas, mais c'est un ressenti personnel.

Le positif: les nouveaux personnages sont assez réussis, que ce soit Cerbère qui garde la salle des machines (trois têtes: un dogue, un doberman et au milieu, un yorkshire. Devinez qui est le plus braillard?), ou Steven le frimeur, souvent tordant avec ses paillettes - car oui tout ce qui se paye la fiole du navrant Twillight a mon immédiate et entière adhésion.
Et on retrouve Gretchen,la sorcière au skate-balai, même si elle n'a ici qu'un rôle secondaire.Elle est aussi beaucoup plus tatouée et certains de ses tatouages, comment dire...hahaha, regardez bien la rose près de son poignet, aux pétales très suggestifs. Avec le carré de reines juste à côté on pourrait y voir une interprétation particulière.
C'est même étonnant que la censure l'ai laissée passer. Je trouve ça drôlissime, vu le nombre d'enfants qui étaient dans la salle.
Sinon j'ai adoré, et tout le monde aussi vu la rigolade dans la salle, la musique improvisée de départ à la retraite anticipée de Francis.

donc oui, il n'est pas parfait, mais si on mets de côté le ton plus enfantin du film que de la BD, il reste souvent hilarant.
Certes il n'y a pas Aurélien, et son remplaçant n'est pas super mais c'est un plaisir de Francis, Gretchen et Sirius.
D'ailleurs je parlais plus haut du clin d'oeil fait dans le clip de Skip the Use.
cette fois le clin d'oeil est inversé, puisque c'est Sirius qui dit " en fait, je n'ai jamais été militant noir américain, j'étais chanteur dans un groupe local, et je suis mort dans un accident de voiture en venant ici".
J'adore ce retournement ( et d'ailleurs on revoir au générique le lapin suicidé du clip.. après une série d'images qui pastichent la propagande soviétique).

Pour moi, malgré quelques petites réserves , c'est une réussite, et j'ai passé un bien bon moment, qui ne gâche en rien le plaisir d'attendre le tome 4 (je n'ai pas lu le 3, j'attends l'annonce du 4 pour le lire).
allez le voir, sinon Gretchen se fâche et ça fait des dégats

Peu d'images pour l'instant, vu que le film sort officiellement mercredi. J'illustrerai plus tard.




vendredi 13 octobre 2017

Vendredi 13 ( film 1980)

C'était le jour ou jamais, n'est-ce pas...

Et figurez vous que c'est en le regardant que je me suis rendue compte qu'en fait.. tadam! Je n'avais jamais vu le premier opus de ce qui est devenu une franchise, mais "Le tueur du vendredi" ( le second de la série, dont le titre est en anglais textuellement " vendredi 13 partie 2)



Et double surprise: ici pas de Jason, le tueur devenu iconique, mais, sans spoiler, quelqu'un d'autre. Jason n'est qu'un souvenir bizarrement renommé,  Jacky pour la version française.
Bon ok, dans les années 80 on faisait beaucoup ça et je rigole encore de " Michel Meilleurs" probablement le nom moins crédible pour un tueur en série de La nuit des Masques. Parce qu'évidemment Halloween, c'était trop peu connu pour être gardé en 78. Pourquoi pas "Carnaval" ou "Mardi gras" tant qu'on y est...
Donc ça se faisait beaucoup, mais il faudra qu'on m'explique en quoi Jacky sonne plus francophone que Jason, alors qu'il suffisait de ne pas le prononcer Djézonn, mais Jason, comme dans "Jason et les argonautes". Surtout qu'à côté en à Jack ( bien prononcer "Jacques!), mais Ned , Brenda, Bill, Steven qui ont échappé à la moulinette francisante. Va comprendre!

Enfin, donc Jason-Jacky est ... mort depuis longtemps quand commence le film. en 1958 précisément, il est mort noyé à 10 ou 11 ans en colonie de vacances pendant que les monos prenaient du bon temps, picolaient et fumaient des pétards.
L'année suivante a vu la colonie de vacances décimée par une série de meurtres aussi violents qu'inexpliqués, et n'a jamais ré-ouvert depuis.
Enfin, jusqu'en 1980 ou un dénommé Steven s'entête à vouloir la réouvrir, en se gardant bien d'avertir les nouveaux moniteurs de ce qui s'est passé une vingtaine d'années avant.
Evidemment, on se doute de suite de ce qui va se passer: une nouvelle vague de meurtres...
Et comment dire, ce premier opus a quand même assez mal vieilli malgré quelques bonnes idées ( l'identité du tueur en fait).
Ce n'est pas tant le film en lui même d'ailleurs qui pose problème que la vogue dont il a été à l'origine. Dans le contexte de 1980, oui pas de souci, il devait être un bon film de trouille. Depuis à force d'être imité, les ficelles scénaristiques paraissent grosses comme des câbles d'amarrage (le commentaire radio qui rappel que " hou, c'est vendredi 13 jour de chance ou de malchance, mais ici, c'est surtout le souvenir des sombres événements du passé... le vieux fou du quartier - à vélo, hahaha! - qui avertit tout le monde que la colo est maudite, vous allez tous mourir, je suis le messager de dieu venu vous prévenir, la pluie battante, les inévitables pannes électriques...

Tout celà a depuis été tellement copié , re -copié vu et re-vu que ce qui n'était pas encore cliché l'est devenu à force d'usure.
Autre souci, la musique de Manfredini qui copie aussi de manière très insistante celle de John Williams pour les dents de la Mer et celles de Bernard Hermann pour Psychose. Et ces ressemblances me gênent énormément.

Donc le film manque d'inventivité lorsqu'il copie et a perdu son inventivité  lorsqu'il a été copié. En fait il n'y a que le tueur qui fait preuve de créativité en variant à chaque nouveau crime son arme ( et j'avoue avoir quand même trouvé jouissif de voir cette bande de crétins se faire buter l'un après l'autre, malgré la présence d'un tout jeune Kevin Bacon)

Vous êtes tous tellement relous que ça sera un plaisir de vous voir crever, surtout toi, Ned.
La réalisation.. hé bien, elle n'est pas mauvaise, mais là encore pas de chance, en 78 il y a eu Halloween de Carpenter et en 80, Shining de Kubrick.
On ne peut pas faire l'impasse là dessus et sans être mauvais, force est de constater que Sean Cunningham n'est pas du niveau des deux précités.

Il lui manque exactement ce qui faisait la force de Carpenter et Kubrick: la profondeur de champ et le sens du cadrage, qui amènent une angoisse progressive et enferment les personnages  alors même qu'on montre un plan large, voire immense sur une forêt enneigée, une rue déserte ou un couloir immense. Il lui manque un vrai style.

Donc, et ça me navre de dire ça, mais ce premier film est, malgré son statut culte, assez mineur, et manque d'un vrai personnage à qui s'identifier ( Alice, ok, mais elle est assez terne, contrairement à Laurie ( Jaime Lee Curtis) dans Halloween.

Et dernier point ceux qui ont vu le film comprendront : cette dernière baston à hurler de rire, avec ce ralenti de la mort qui tue, et cette musique qui pète l'ambiance que le film avait enfin a peu près mis en place dans son dernier tiers lorsque la barque dérive sur le lac...

Donc voilà une demie déception par rapport à son statut de culte ( pas totale, car dans le fond, ne connaissant pas le réalisateur, je n'avais pas d'attente comme pour justement, Carpenter), j'ai quand même plusieurs fois regardé ma montre.

Maintenant il faudrait que je revoie donc  "le tueur du Vendredi" ( ce que les titres français sont kitsch quand même)

Curiosité à signaler:dans la version français, Bill est doublé par l'excellent Eric Legrand, qui a une voxographie impressionnante, et probablement un des meilleurs comédiens de doublages en activité en France mais reste pour moi malgré tout la voix de Seiya dans Saint Seiya ou d'André dans .. Lady Oscar ( encore un détail qui n'aide pas à prendre le film au sérieux dans la VF)

lundi 9 octobre 2017

Brûle, sorcière, brûle! - Abraham Merritt

Et voilà un livre que j'avais trouvé par hasard chez un bouquiniste, il risque d'être difficile de se le procurer autrement. L'édition est assez ancienne et l'auteur, contemporain de Lovecraft, est resté dans l'ombre de son illustre compatriote.



Pourtant vous connaissez peut-être, au moins de titre, La Nef d'Ishtar. Hé bien il s'agit du même auteur, plutôt axé SF et fantasy, mais qui nous propose ici une curieuse histoire, mélange de film noir et de fantastique dans le New-York des années 30 pourtant bien peu propice aux mystères et aux histoires de sorcellerie.Et qui évoque beaucoup plus spontanément le cadre d'une histoire de gangsters.

Et c'est d'ailleurs très précisément de cette manière que ça commence: un célèbre neurologue, le professeur Lowell, reçoit la visite d'un étrange patient, amené par le chef de la mafia locale, italien comme il se doit, et superstitieux bien évidemment.
Le malade est le bras droit du chef de gang, il est tombé d'un coup, en proie à une soudaine crise de terreur et depuis semble atteint de convulsions et presque de dédoublement de personnalité. Attaque cérébrale ou..autre chose?
Le malade passe vite de vie à trépas de manière incompréhensible, l'autopsie prouve qu'il était en bonne santé, il n'y a pas de trace empoisonnement ( la chose qui inquiétait Ricori, le chef mafieux, pensant que son associé pouvait avoir été victime d'une tentative d'assassinat dirigée.. plus haut). Seules bizarreries, l'analyse sanguine ( basique, on est en 1930!) montre au milieu des globules rouges et blancs, d'étranges globules brillants qui disparaissent rapidement, et la rigor mortis arrive vite, beaucoup trop vite pouvant évoquer un poison inconnu.

Devant ce mystère Lowell et Ricori vont donc conjointement mener une enquête, le médecin prenant en sympathie ce chef de gang très éloigné du cliché de brute épaisse que les journaux présentent.
Lowell découvre pas moins de 7 ou 8 morts suspectes présentant les mêmes symptômes, des gens aussi différents qu'une vielle dame, un riche banquier, une starlette, des artistes de cirque, une petite fille... qui n'ont pas de point commun, si ce n'est d'avoir peu avant leur mort fréquenté un magasin de jouet, tenu par Mrs Mandilip, fabricante de magnifiques poupées d'art, et sa sinistre nièce.

Mrs Mandilip est vieille, laide, géante... avec des yeux magnifiques, des mains splendides et une voix charmeuse qui ne collent pas à son physique.
Et il apparaît vite que le magasin et les poupées sont liées aux morts mystérieuses. Cas d'hypnose, pour le médecin qui voit en cette femme originale une serial killer particulièrement retorse; cas de sorcellerie pour Ricori, qui la considère comme une "strega", une sorcière. Diabolique très certainement, car les crimes n'en sont pas moins réels. Sorcière au sens propre, ou au sens figuré?

Et Merritt est assez futé pour ne pas trancher clairement, c'est au lecteur de se faire son opinion. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, vu la catégorie "pulp" du roman. On y trouve du bon et du moins bon, et celui-ci est une bonne pioche, qui brouille habilement les pistes sur son genre et sur son sujet. Avec une vieille sorcière bien méchante comme on n'en voit plus trop.

Un croisement improbable, mais réussi entre "Scarface" et"Chucky".
Déjà que je n'aimais pas les poupées et ce depuis toute petite, ce n'est certainement pas ce roman qui va me les faire apprécier :D
Et pour se faire une idée, la 4°de couv':

«La poupée escalada le lit et se laissa tomber sur le plancher. Elle tournait la tête à droite et à gauche, comme une fillette curieuse. Finalement, elle s'assit, ses yeux fixés sur les miens. Puis, lentement, elle allongea la main derrière son cou. Tout aussi lentement, elle ramena son bras.
Elle tenait dans sa main une longue aiguille... comme un poignard.»
Brrrrrr!

samedi 7 octobre 2017

Vincent ( court métrage)

Cette année, faute de temps, j'avais envie de faire mon petit hommage habituel à Edgar Poe, mais je n'avais pas vraiment le temps de me lancer dans une lecture avant la date fatidique.
Alors je vous offre "Vincent" court métrage de l'ami Tim Burton, dont j'avais déjà dû parler ici ou la sans lui consacrer vraiment un sujet.

En VOSTfr bien sûr parce que le texte est rimé et que àa serait dommage de s'en priver.

Pourquoi ce choix? Parce que Vincent, le petit garçon de 7 ans du court métrage est un fan d'Edgar Poe et de Vincent Price ( qui s'est illustré dans des adaptations TV d'Edgar Poe, justement, et joie de la mise en abyme, est le narrateur de cette courte histoire)


Amusez vous à chercher les références y compris autres que Poe, il y en a un bon paquet  ;)
Et il y a déjà la patte et les obsessions de l'ami Tim.

vendredi 6 octobre 2017

The Thing; the Fog ( longs métrages)

Alors là, j'ai pris de l'avance. Vraiment, si vous regardez sur l'image la date de diffusion de la soirée Carpenter au ciné.

J'avais déjà vu the Thing il y a trèèèès longtemps, et The Fog était sur ma liste à voir depuis trèèèèès longtemps aussi. C'est chose faite.

Carpenter, je l'avais déjà mis en avant il y a 2 ans pour le mois Halloween, avec son célébrissime, hé bien.. Halloween, souvent imité, jamais égalé. Un cinéaste qui s'est spécialisé dans le fantastique et la SF légèrement teintés d'épouvante, avec parfois même quelques petites touches d'humour qui font plaisir, quelques jumpscare bien dosés sans en rajouter trop. Surtout un cinéaste qui sait installer les ambiances sans trop se presser par petites touches de bizarrerie qui vont amener l'histoire. Comme j'aime. après tout ce qu'il a fait n'est pas exempt de défauts ( surtout d'ailleurs à ses débuts, ou un manque évident de budget saute parfois aux yeux, qui est souvent compensé par l'efficacité de mise en scène, mais pas toujours). Et là, sur cette programmation ça se voyait particulièrement

Sur Halloween ( 1978), ça n'était pas trop gênant puisqu'il s'agit d'une histoire de serial killer sanguinaire donc, dans un cadre réaliste, et que le fantastique vient plutôt de la personnalité hors norme de Michael Myers. C'est le décalage entre la banalité du cadre, les acteurs alors inconnus ou presque et l'anormalité de la situation qui compte. Je l'ai dit en long et en large, mais je le répète: l'art du cadrage dont il faisait preuve dans ce film et l'ambiance sonore étaient pour beaucoup dans la réussite.. qui a d'ailleurs lancé un nouveau genre, l'épouvante à serial-killer immortel (en tout cas tant que la franchise marche). Et en fait le côté presque fauché participe même au réalisme de la situation.

The Thing (1982). Entre temps, il y a donc eu les cartons que sont Halloween et NewYork 1997, donc le budget est là.

En 1982 en Antarctique ( reconstitué en Alaska, ce qui fait que dans ma mémoire confuse, le film se passait en Alaska.. point du tout), une base scientifique américaine reçoit un jour la visite surprenante d'un hélicoptère venu de la base norvégienne voisine.




Dans l'immensité  neigeuse, les norvégiens qui semblent avoir perdu la boule canardent sans trêve un chien de traîneau y compris à la grenade, sans réussir à l'atteindre. Surprenant décalage entre l'énormité des moyens mis en oeuvre et le résultat nul de la chasse. Le chien court vite se réfugier chez les américains, qui sont à leur tour canardés sans sommation par le norvégien fou, vite arrêté d'une balle bien ajustée. L'hélico est accidentellement détruit dans la manoeuvre, et après avoir tenté sans résultat de joindre la base norvégienne, les américains décident d'y faire un tour pour voir ce qu'il se passe: celle ci est entièrement détruite, livrée à la glace, le seul humain qui s'y trouve est mort, égorgé et gelé. A l'extérieur, le cadavre d'une créature difforme a été brûlé. Est-ce en lien avec l'étrange chose qui ressemble à une soucoupe volante et que les norvégiens avaient dégagée des glaces où elle était enfermée depuis des dizaines de milliers d'années probablement.





L'équipe américaine décide de ramener la créature morte à leur base pour l'examiner et c'est une très très mauvaise idée, autant que d'avoir récupéré le chien d'ailleurs ( excellent dressage au passage, je n'ai jamais vu un chien aussi immobile, et par conséquent aussi inquiétant!). Le chien est en fait une imitation, ce qu'ils ont ramené dans la base est une créature extraterrestre capable, si elle a suffisamment de temps d'assimiler une créature vivante , ici un chien ou un humain pour la copier parfaitement cellule par cellule.
Dès lors n'importe qui peut être une copie et dans ce microcosme coincé au milieu de nulle part, la suspicion et la paranoïa devient une question de survie.


D'ailleurs au delà des effets spéciaux (bien pour 1982, mais qui font sourire en 2017, j'avoue) c'est ce huis clos dans un espace hostile et immense, et dont l'immensité paradoxalement enferme les personnages, et favorise le surgissement de la folie paranoïaque qui est le sujet. C'est une créature extraterrestre qui met le boxon, ça pourrait aussi bien être une épidémie terrestre; on pourrait être dans n'importe quel endroit pour peu qu'il soit exigu ou immense - il y aurait juste moins d'effets spéciaux un peu saignants.

ça par exemple, c'est une maquette de monstre qui a du demander des mois de travail au concepteur.. et qui fait marrer le cinéma entier maintenant par son côté bricolo.

La fin ouverte que certains semblent ne pas avoir apprécié est au contraire tout indiquée, pour ne pas résoudre de manière " facile" la situation, on reste sur sa fin exprès, c'est un bon choix.
Quelque part je lui trouve une ressemblance avec Predator vu l'an dernier, pour le mélange d'action violente et de jeu de massacre ( hep, grande nouvelle, le noir n'est pas celui qui meurt en premier!). Dans le cas de Prédator, la créature est inquiétante car invisible, mais extérieure au groupe qu'elle décime,  dans le cas de the Thing, elle est "probablement" visible de tous, camouflée en parfaite imitation de l'un des membres donc intérieure au groupe.

A vous de voir ce que vous préférez, l'immensité de la jungle ou celle du pôle sud, Schwarzie ou Kurt Russell ( qu'à cause de son nom, je confonds toujours avec le réalisateur Ken Russell ou l'autre acteur Russell Crowe)

 J'ai un peu de mal à le prendre au sérieux à cause de sa dégaine dans ce film, alors que ça n'était pas le cas dans New-York 1997. Vous voyez pourquoi?
Son souci c'est de rester en vie, rester en vie, ha ha ha , rester en viiiiiiie. Avoir du disco en tête n'aide pas à l'immersion. Et maintenant c'est foutu pour vous, foutu pour vous, ha ha ha, foutu pour vouuuuuus!

Oui je sais, j'aurais pu pointer la ressemblance avec Ulysse d'Ulysse 31, c'est vrai. Mais ce n'est pas ce qui m'est venu en tête en premier hélas. Du coup, c'est vrai que pour une version live d'Ulysse 31, si ça avait été la mode des live actions à l'époque, je n'aurais pas pu imaginer quelqu'un d'autre...

Nota: il y a peut-être, mais là il faudrait demander directement à John Carpenter, il y a peut être une référence à Alien dans la séquence de réanimation cardiaque. Une référence inversée à ce qui arrive au personnage de feu John Hurt dans Alien en fait. C'est loin d'être impossible. Alien date de 1980, The Thing de 1982, les réalisateurs jouent à peu près dans la même catégorie, plus.. quelque chose dont je vais parler plus loin qui me fait penser que ça n'est pas un hasard.

The Fog ( 1980). Retour 2 ans auparavant,je chronique dans l'ordre de diffusion. Halloween a marché, mais on est avant New York 1997. Donc fatalement moins de budget.


Comment rendre la mer menaçante? avec un simple plan large, de la profondeur de champ et des teintes grisâtres.

La petite ville d'Antonio Bay, Californie, s'apprête à fêter les 100 ans de sa fondation, pourtant marquée par un drame. 100 ans plus tôt, un bateau transportant plusieurs marins s'est échoué, égaré dans le brouillard et conduit par malchance sur les récifs par un feu de camp sur la plage. Mais l'un d'entre eux était riche et son argent a en partie servi à construire la ville, donc on s'apprête à inaugurer une statue à la mémoire des malheureux dont la disparition a été à l'origine de la ville.

L'histoire du naufrage est connue, et les vieux marins du coin la racontent volontiers, près d'un feu de camp la nuit: lorsque le brouillard se lève dans la nuit du  20 au 21 avril, les fantômes reviennent chercher ceux qui ont causé leur perte.

juste pour info,  moustachu, là , dans le rôle très bref du bricoleur qui répare l'église, c'est John Carpenter en personne.

Or justement cette nuit là, les incident étranges se multiplient: des objets se déplacent sans raison apparentes, les appareils électriques se dérèglent, les alarmes sonnent, le garage du coin s'allume seul, les chiens aboient vers la mer, des vitres éclatent, le prêtre du coin découvre par hasard un journal ayant appartenu à son grand-père, caché dans un des murs de l'église et qu'une pierre tombée vient de mettre au jour des coups résonnent aux portes, un brouillard inattendu est annoncé par la météo locale et relayé par l'animatrice radio locale. Son antenne est situé dans le phare et elle peut confirmer, elle le voit bien du haut de son perchoir.


Un brouillard d'autant plus inquiétant qu'il est phosphorescent et avance contre le vent.


Or cette nuit là, comme cent ans plus tôt, un bateau est porté disparu. Retrouvé au matin, 2 victimes ont disparu, la troisième a été assassinée ( on l'a entrevu dans le brouillard) sauvagement à coup de crochets. chose étrange, le corps semble avoir passé plus d'un mois dans l'eau, le bateau est rouillé et trempée d'eau de mer comme s'il avait sombré et refait surface...
Après avoir lu le journal, le prêtre comprend l'horrible situation. son grand père et 5 autres notables de l'époque ont consciemment conduit au naufrage le dénommé Blake, homme riche et lépreux, et ses compagnons atteints de la même maladie, 100 ans plus tôt, après s'être assurés de faire main basse sur l'argent de Blake. Celui-ci revient d'entre les morts avec son équipage pour se venger de la trahison dont ils ont été victimes.


et ils ne sont très décidés à le faire.

Et donc là, le côté fauché se sent plus, surtout dans les plans rapprochés tournés en studio. Je ne saurais pas dire, mais l'éclairage, le cadrage, ça fait assez série TV. C'est dommage parce que par ailleurs les décors naturels sont bien utilisés ( le film a été tourné au même endroit que Les Oiseaux d'A. Hitchcock, à ce que j'ai lu, donc Carpenter se place sous l'influence de.. pas n'importe qui!). Et ce qui faisait la force d'Halloween est bien là: plans larges où le surgissement progressif d'éléments bizarres crée l'ambiance angoissante. Avec 3 fois rien, il sait créer le malaise et c'est ça que j'aime et qui s'est un peu perdu dans ses films un peu plus récents. Paradoxalement, avec peu de moyens on est obligé d'être plus inventif que lorsque l'argent est là.
L'histoire de revenants est classique, mais c'est assez simple de faire des clins d'oeil aux maîtres du genre (outre les lieux de tournage et Hitchcock) qui font toujours plaisir.

Lui par exemple, le prêtre de l'histoire qui découvre le pot-aux-roses.Il ressemble beaucoup à quelqu'un d'autre non?



Quelqu'un de trèèèèèès connu dans le domaine fantastique?


Oui, et si je rajoute qu'en incipit du film, il est clairement cité une phrase d'Edgar Poe, le doute n'est plus permis. Et mine de rien ce genre de détails ça me plaît.

et je pense qu'il n'y a pas que la littérature qui est cité, mais qu' Edward Hopper et ses inquiétants paysages nocturnes où "quelque chose cloche" sans qu'on puisse dire quoi, n'est pas étranger à ce genre de plans.

Alors plus haut je disais qu'il y avait un lien entre Alien et Carpenter. J'y viens. Dans The Fog, Monsieur météo qui téléphone à l'animatrice radio pour lui communiquer le dernier bulletin tout frais est nommé Dan, simplement Dan, son nom complet n'est pas dit. au générique le personnage est nommé complètement: " Dan O'Bannon". Le vrai Dan O'Bannon , co-scénariste du premier film de Carpenter est aussi en 1981 le scénariste d'Alien. Carpenter a donné à un personnage le nom d'un de ses copains, qui travaillera l'année plus tard sur le méga carton du cinéma de Sf de l'époque. Ca ne serait donc absolument pas une surprise que la séquence mentionnée plus haut soit encore un clin d'oeil à son copain.

D'un point de vue personnel, même si j'ai bien aimé The Thing, j'ai une petite préférence pour The Fog qui m'a plus absorbée. Peut être parce que j'avais déjà vue The Thing, et que The Fog était une découverte. Peut être parce que malgré le manque de moyen parfois évident, j'ai trouvé le côté mystérieux mieux amené, alors que The Thing cède parfois aux effets spectaculaires un peu faciles?

Ha oui et puis désolée encore pour vous avoir pourri le film, pourri le film, ha ha ha ha pourri le fiiiiiiiilm

dimanche 17 septembre 2017

Le monde est un jeu de piste

Encore quelque chose dont je n'avais pas eu l'occasion de parler,mais depuis 2015, je me suis prise au jeu des caches.

C'est ma copine Céline qui m'a fait connaître le Géocaching, j'ai entraîné ma mère dans la foulée, et depuis deux ans, nous cherchons des caches en duo quand l'occasion s'en présente.

Un loisir plutôt sympa donc, qui permet de découvrir des endroits très touristiques ou au contraire, très peu connus, parfois dans sa propre ville ou dans un coin qu'on pensait bien connaître.
J'en suis à un peu plus de 110 caches dénichées maintenant ( en fait j'attendais la barre fatidique des 100 pour en parler).

Donc, le géocaching, quoi qu'est-ce?

Un jeu de piste mondial, où il faut trouver des caches, la plupart du temps sous forme de boîtes planquées un peu partout dans le monde, parfois minuscules, parfois très grandes. Souvent, elles sont de l'ordre de taille de la boîte d'une pellicule photo. Dedans il y a un rouleau de papier a signer ( seule chose obligatoire, en tout cas pour les caches physiques), parfois un crayon fourni, de petits objets laissés par les précédents chercheurs, certains sans but, d'autres (travel bugs) muni d'un code à entrer sur le site internet, et qui peuvent avoir des prérequis (aller vers le nord,parcourir un maximum de kilomètres, aller dans un endroit précis, ou au contraire passer par un maximum de pays différents...

j'ai trouvé Clementine le chat roux, dans une cache en Guyane, je l'ai emmené visiter l'Ain
et les Alpes de Haute-Provence, avant de l'amener avec moi visiter le Québec cet automne

Seuls prérequis pour participer: s'inscrire sur le site, puisque c'est là que se trouve la liste des caches, et pour valider ses trouvailles.
et avoir un système GPS: téléphone, tablette ou gps de randonnée.
L'idéal étant quand même la petite tablette, pour pouvoir télécharger l'application dédiée, et charger les cartes pour lecture hors ligne avant de partir à la chasse.

Je parlais plus haut de caches physiques. En effet, il y a parfois des caches réelles, avec donc une boîte à dénicher, simple ou multiples ( qui vont faire passer à plusieurs endroit à la recherche d'indices qui vont au final donner les coordonnées GPS de la boîte réelle), les caches mystère ( indices à trouver ou énigmes à résoudre, sur place ou depuis chez soi, avant d'aller chercher la boîte), les earthcaches ( points de curiosités qui ne contiennent pas de caches physiques mais proposent de rechercher des renseignements, à envoyer à la personne qui a créé la cache.. sachant que souvent il faut aller surplace pour trouver la réponse),les plus rares caches fantômes ( un lieu à trouver en fonction d'indices, et une photo à envoyer pour prouver son passage), les événements-rencontres ( soit pour le plaisir de se rencontrer, soit avec un but,comme les CITO: "cache in, trash out", on profite de chercher la cache pour ramasser les déchets, ça peut aussi être un moyen de sensibiliser les plus jeunes à l'écologie tout en s'amusant..

et parfois on tombe sur un savoureux bonus

Donc c'est pour vous si vous aimez les rallies et jeux de pistes, les enquêtes, et les longues promenades en milieu urbain, rural ou parfois extrême ( caches de difficultés 5: il y en a parfois sous l'eau accessibles uniquement en plongée, ou au bout d'une via ferrata...ou dans un endroit peu accessible, bande de sadiques qui en ont mis au pôle sud!

Le jeu a commencé en 2000, avec la mise à disposition du système GPS pour le grand public ( la première cache a été placée le lendemain), il a donc 17 ans d'existence et commence à se faire connaître, peu a peu...
Les caches vont et viennent, apparaissent, disparaissent. c'est très mouvant. Il n'y en avait qu'une poignée, l'an dernier en Guyane, il y en a pas mal en plus maitenant ( et même à des endroits où je suis passée, gniiii).

Certains programment leurs vacances rien que pour ça ( ceux qui ont plus de 3000 trouvailles au compteur , ils peuvent parfois en valider une cinquantaine sur une journée et y vont en groupe.. pourquoi pas, c'est un loisir social et interactif si on le veut, ou totalement solitaire si on le veut aussi) dans mon cas, c'est plutôt l'idée de dédier un jour de vacances au jeu, ou de se dire " tiens, il y a une cache dans ce coin là, on fait un détour?", ou " j'ai fini ma journée de formation à 16h00, je n'ai rien de spécial à faire jusqu'à l'heure du dîner et j'ai envie de bouger un peu...")

En tout cas si vous me voyez fureter quelque part, je ne suis pas perdue, ni en train de faire quelque chose de louche avec mon attitude de conspiratrice, je cherche juste une cache ( et parfois, je tombe sur quelqu'un... qui cherche aussi. On se regarde un peu suspicieusement, jusqu'à ce qu'on comprenne qu'on cherche en fait la même chose!).
Et bien sûr le but est d'arriver à la trouver sans attirer l'attention des "Moldus" (oui oui, c'est bien le surnom donné aux gens qui ne connaissent pas). Je vois deux ou trois collègues de challenge halloween qui sourient derrière leurs écrans.

samedi 16 septembre 2017

Un an pour l'environnement, test du shampooing solide

Le hasard a fait qu'avant même d'avoir entendu parler de ce défi, j'avais déjà décidé de tenter le shampooing solide.

Donc le problème: je ne pars pas gagnante, c'est le moins qu'on puisse dire. Cheveux très gras,incroyablement fins, peau ultra réactive et eau extra-calcaire.

Donc mon problème est toujours de trouver un shampooing suffisamment décapant pour enlever la couche d'huile, suffisamment efficace pour que je puisse tenir 2 ou 3 jours sans avoir à relaver ( hors cas particulier du genre canicule ou mistral où là, dès 2 jours on dirait que j'ai mis la tête dans une friteuse). Oui ça a été mon gros problème durant toute la scolarité, et aussi au travail, puisque pour l'immense majorité des gens cheveux gras = porcasse, même si tu les as lavés la veille.

Puis j'ai trouvé une solution, qui m'a permis de gagner à peu près un jour de répit ( et donc de l'eau aussi, puisque j'espace un peu plus les shampooing): inverser le démêlant et le shampooing. Et oui, c'était tout bête, mais l'effet gras de mes cheveux venait en partie de la nature, mais aussi en partie de la difficulté a rincer le démêlant qui colle .En mettant le shampooing ensuite, les cheveux sont déjà démêlés et le shampooing enlève le trop de démêlant. C'est tout bête. Mais utiliser l'après-shampooing en avant shampooing, déjà, ça m'avait retiré une bonne épine du pied. Donc je partage l'astuce!

Et j'avais ce shampooing solide en attente depuis quelques semaines, que j'ai décidé de tester avant le départ en vacances. après tout, c'est petit et plus léger qu'un flacon, donc, si ça marche,c'est tout bénéf' pour la valise.

posé sur un paquet de mouchoirs en papier pour donner une idée de l'échelle
Il existe en plusieurs variantes, celui là vient de la supérette bio, spécial pour cheveux gras.
Après 3 essai voilà le verdict:
- odeur: il a une très forte odeur de menthe poivrée. Je précise pour les gens qui craignent. de mon côté, j'ai la sinusite et l'allergie faciles, et, à ces moments là, je supporte très mal les odeurs fortes et surtout chimiques ( même les parfums de luxe sentent la pétrochimie, pour moi, quand je suis en crise.). On verra donc en janvier prochain, quand les allergies recommenceront, ce qu'il en sera.
- utilisation: ça revient à se passer une savonnette sur le crâne, c'est curieux, mais on s'y fait. Ca mousse moins qu'un shampooing classique.
Par contre à l'usage et quand il va rétrécir il faudra que j'envisage de le stocker dans une pochette ou un gant de toilette, même si la forme prévoit de pouvoir l'accrocher à une ficelle.
- déchets: le petit sachet vert. Je crois qu'il n'y a pas de comparaison possible avec un flacon de plastique. Ce n'est pas zéro plastique, mais c'est déjà une énorme réduction.
- gain de place: là aussi, pas besoin de faire un dessin.
- efficacité: pour l'instant rien à redire. J'ai testé avec démêlant, puis sans démêlant ( quand j'ai vu sur un site que cette marque est supposée contenir son propre démêlant). Là, on ne va pas mentir, c'est peut être possible dans certaines régions, pas ici.

Quand j'allais en vacances dans le 63, l'eau était tellement peu calcaire qu'on se demandait parfois si on était vraiment rincés. Ici, ce n'est pas la plus dure du pays, mais on est en terrain fortement calcaire.

Donc difficile de faire l'impasse sur le démêlant.

Donc a priori et pour l'instant, c'est un oui pour moi.

Prochaine tentative: le dentifrice solide

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture